Dans l’obscurité d’un petit labo de développement, un Opérateur découvre une mystérieuse bobine de film 16mm, et la projette.

Les images sur la pellicule le plongent dans un mélange d’inquiétude et de fascination.

Peu à peu, l’Opérateur se sent irrésistiblement attiré par le film…

Ou peut-être est-ce quelque chose qui tente d’en sortir ?

Sur la scène d’un cinéma endormi, trois musiciens se mettent à jouer devant les fauteuils vides.

Alors que la musique envahit la salle, le grand écran s’emplit d’images ; celles d’un public reprenant vie, le temps d’un morceau.

Jade n’a qu’un seul rêve, celui de voyager dans l’espace. Malheureusement, elle est condamnée à travailler dans un hôtel corrompu par la religion où les habitants pratiquent des cultes avilissants et extrémistes. Témoin d’actes sordides, elle essaye en vain de sauver une jeune femme embrigadée et finit par mettre sa propre vie en danger.

En pleine nuit, un pompiste somnolent voit s’arrêter une conductrice dans sa station-service. Une attirance naît immédiatement pour l’inconnue, mais ils n’échangent rien d’autre qu’un regard. Elle reprend la route et tout s’arrête avant d’avoir commencé.

“Forlorn Hope” (Les enfants perdus) met en musique le triste constat d’un témoin impuissant face aux désastres exponentiels de sa planète. Une complainte qui à travers ses multiples dimensions : violence, insalubrité, clivage, pousse un cri désespéré. Si le monde sombre progressivement vers sa destruction, sommes nous les témoins inactifs d’un désastre climatique imminent.